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Réflexions & Publications

Mes textes publiés sur Facebook avec le hashtag dédié s’affichent ici.

Hashtag suivi : #ArtCanemConferences
03 février 2026

Obéissant = heureux ?

« Un chien obéissant n'est pas forcément un chien en sécurité émotionnelle »
On confond trop souvent :
obéissance
contrôle comportemental
calme apparent

avec :
bien-être
régulation émotionnelle
sécurité interne

Or, ce sont deux choses très différentes.

Un chien peut :
obéir parfaitement
répondre à tous les signaux
"ne poser aucun problème"
tout en étant en hypercontrôle émotionnel, en inhibition ou en stress chronique.

Si votre chien obéit à tout, ce n'est pas une preuve qu'il va bien.

L'obéissance est un comportement, la sécurité émotionnelle est un état interne.
L'un peut masquer l’autre.

Des études montrent que des chiens soumis à un contrôle strict ou à une forte pression de performance peuvent présenter :
une baisse des comportements exploratoires
une réduction des signaux de communication
une augmentation du cortisol malgré un comportement "sage"

🔗 Sources :
Beerda et al., 1998 – Behavioural, saliva cortisol and heart rate responses to different types of stimuli in dogs
Schilder & van der Borg, 2004 – Training dogs with shock collars: short and long term effects

Un chien "immobile" n'est pas forcément calme.
Il peut être figé.

Beaucoup de chiens dits "calmes" sont en réalité :
en évitement
en inhibition
en learned helplessness (détresse acquise)

🔗 Source : Seligman, 1972 – Learned helplessness

Et la conséquence pour le chien :
plus du tout d’initiatives
moins de propositions
moins de signaux sociaux
Mais un système nerveux toujours sous tension.

--> La sécurité émotionnelle, c'est quoi alors ?

Un chien émotionnellement sécurisé :
explore
communique
peut dire non
peut s'exciter et revenir au calme
n’est pas en hypercontrôle

🔗 Sources :
Panksepp, 1998 – Affective Neuroscience
Overall, 2013 – Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats

La régulation ne vient pas du contrôle.
Elle vient de la relation, de la prévisibilité, de la cohérence.
--> Le rôle central de l’humain (co-régulation)

Le chien ne s'auto-régule pas seul.
Il s’appuie sur :
un humain lisible
une présence stable
un cadre sans pression permanente

🔗 Sources :
Payne et al., 2015 – Dog–human attachment and stress regulation
Hennessy et al., 1997 – Social buffering of stress in dogs

La relation est un régulateur neurobiologique, pas une option éducative.

En conclusion, un chien vraiment bien, ce n’est pas un chien qui obéit.
C’est un chien qui peut ressentir sans être débordé.
Et donc :
L’éducation n’est pas un objectif.
Elle est une conséquence. 😉
#ArtCanemConferences
30 janvier 2026

Homéostasie sensorielle ?

Cette semaine, j’ai eu un rendez-vous de suivi avec un couple vraiment chouette.
Ils vivent avec deux Golden Retrievers et deux Flat-Coated Retrievers.

L’un des Flat-Coats, Horton, présente une problématique très précise :
il ne supporte pas que l’un des Goldens, Oscar, se couche et se roule dans l’herbe.
Cela déclenche chez lui des agressions parfois très violentes.
J’ai d’ailleurs rencontré un Oscar… très balafré.

Horton est un chien émotionnellement fragile, d’une nature anxieuse, avec une grande difficulté à gérer ses débordements internes.
Les progrès sont aujourd’hui impressionnants.
Mais là n’est pas vraiment le sujet.

Cette semaine, ce couple a décidé d’allumer le grand foyer d’une pièce qu’ils utilisent très rarement.
Un foyer immense. Presque démesuré.
Le genre de feu qui pourrait rappeler celui du Roi Arthur dans Kaamelott.

Ils avaient toujours évité de l’utiliser, par crainte que les chiens se brûlent.
Mais après des semaines de travail, de vigilance, de stress, de questionnements autour de la rééducation d’Horton, et sur mes conseils, ils ont décidé de s’offrir un moment de calme.
Juste ça.
S’installer.
Regarder le feu.
Respirer.

Lors de notre dernier rendez-vous, ils me disent :
« Il y avait une sérénité incroyable. Horton s’est installé dans un fauteuil… puis il a dormi sur Oscar.
Ça n’était jamais arrivé. »
Je leur ai alors posé une question simple :
« Et vous, vous vous sentiez comment, devant ce feu ? »
Leur réponse a été immédiate :
« Apaisés. »

Et une grande partie de la solution est là.
Elle est dans ce qu’on appelle l’homéostasie sensorielle.
--> Mais c’est quoi, ce terme un peu barbare ?

L’homéostasie sensorielle, c’est la capacité d’un chien à maintenir un équilibre interne face à ce qu’il perçoit :
- les sons
- les odeurs
- les mouvements
- les interactions
- les émotions (les siennes… et les nôtres)

Un chien en homéostasie sensorielle, ce n’est pas un chien qui ne ressent rien.
C’est un chien qui ressent sans être débordé.
Un chien ne s’auto-régule jamais dans le vide.
Il s’appuie sur :
- un humain lisible
- une présence cohérente
- un cadre stable mais souple
- une relation sans pression permanente

C’est là que le lien devient un véritable régulateur émotionnel.

Et c’est aussi pour cette raison que :
l’éducation n’est pas un objectif, mais une conséquence.
Et le plus beau dans tout ça…
Parfois, on parle de ce que l’humain apporte au chien.
Mais parfois, c’est l’inverse.
Parfois, c’est l’humain qui s’appuie sensoriellement sur son chien :
- calme
- confiant
- équilibré
Et cet équilibre circule.
Il se transmet.
Il se partage.

Ce soir-là, devant ce feu gigantesque,
ce n’est pas Horton qui a « fait un effort ».
C’est tout le système qui s’est posé.
Et c’est là que le vivant fait son travail.

(J’espère que cet article inspirera autant certains confrères - mais surtout consœur du 13 - que mes précédents... et que, cette fois, la source de l’inspiration sera citée.)
#ArtCanemConferences
29 janvier 2026

C'est sa balade

On nous répète souvent qu’un chien doit être occupé, stimulé, sollicité en permanence.

Moi, après plus de vingt ans avec les animaux, je crois surtout qu’il a besoin de temps.

Du temps pour sentir.
Du temps pour choisir.
Du temps pour exister sans attente.

Une balade n’est pas une séance.
Ce n’est pas un objectif.
C’est un espace de liberté.

Et paradoxalement, moins on demande, plus le chien devient disponible.

Ralentir le rythme, ce n’est pas renoncer à l’éducation.
C’est souvent là qu’elle commence vraiment.

Soyez chill.
Profitez du temps qui passe.
Avec eux.

(Une precision : Je parle bien de ralentir et de balades, pas d’abandon éducatif.)

#ArtCanemConferences
21 janvier 2026

ASSIS ! Mais... pourquoi ?

Ce matin, je suis entrée dans une animalerie avec Aslø.

Mis à part le fait qu'Aslø serait, selon la responsable du magasin, une bouvier bernois croisée staff — hypothèse audacieuse mais pourquoi pas — tout se passait plutôt calmement.

Jusqu'à la friandise.

La responsable propose une petite crassouille à Aslø. Un geste à priori gentil. A priori.

Aslø regarde. Observe. Attend.
Et là arrive le fameux ordre.
Le grand classique.
Le tonitruant.
Le définitif.
« ASSIS ! »

Pas un mot posé.
Pas une invitation.
Un ordre.

Un de ceux qui dit surtout : "C’est qui le patron ?"

Je précise calmement :
« Elle ne connaît pas cet ordre, et je ne tiens pas à ce qu'elle le connaisse. »
La personne insiste.
Sans vraiment m’écouter.
Après tout, ce n'est pas comme s'il était question de ma chienne.

Elle répète son ordre. De plus en plus fort, des fois que ce soit parce qu’Aslø n'a pas entendu.

Aslø, elle, finit par faire ce que font beaucoup de chiens intelligents :
elle réfléchit.
Et visiblement, elle conclut quelque chose comme :
"Bon… elle ne va pas me donner son truc. Tant pis."
Elle s'assoit en me jetant un regard circonspect.
Et là, verdict immédiat :
« AH VOUS VOYEZ QU'ELLE CONNAÎT ! »

Non.
Elle ne connaît pas.
Elle s'adapte au contexte.
S'asseoir n'est pas obéir.

Un chien peut s'asseoir pour mille raisons :
- parce que c'est plus confortable
- parce qu'il attend
- parce qu'il se met en retrait
- parce qu'il tente de faire cesser une pression
- parce qu'il analyse une situation floue
- parce qu'il choisit la voie la plus simple

S'asseoir n’est pas une preuve de connaissance.
Encore moins une preuve d'obéissance.
C’est parfois juste une réponse sociale.
Une tentative de régulation.
Un compromis.

Mais quand on regarde le chien uniquement à travers la grille de l'ordre, on rate tout le reste.

Le problème, ce n'est pas le mot "assis".
C'est ce qu'il empêche de voir.

Il empêche de voir :
- la réflexion du chien
- son inconfort éventuel
- son intelligence situationnelle
- sa capacité d'adaptation

Un chien qui "obéit" vite est souvent perçu comme un bon chien.
Un chien qui réfléchit est souvent perçu comme têtu.

Et c’est là que ça m’inquiète.
Pas pour Aslø.
Elle va bien.
Elle sait gérer ce genre de situations.

Ce qui m'inquiète, c'est que cette personne est responsable d’une animalerie.
Et qu’elle donne probablement des conseils d’éducation toute la journée.
Des conseils basés sur :
- le contrôle
- l'ordre
- la dominance déguisée derrière une friandise
- et l'idée que si le chien fait quelque chose, c'est forcément qu'il "sait" et qu’il "doit".

Sans jamais se demander pourquoi il le fait.

Je n'ai pas argumenté.
Je n'ai pas donné mon métier.
Je n'ai pas corrigé.
Je l'ai laissée penser ce qu'elle voulait. Elle n'avait sans doute pas envie d'entendre quoi que ce soit à ce propos.

Mais cette scène est révélatrice d’un immense malentendu :
👉 un chien n'est pas un exécutant.

C'est un être vivant qui pense, ressent, anticipe, s'adapte, choisit.

Et parfois, il s'assoit.
Pas parce qu'il obéit.
Mais parce qu'il a compris que l'humain en face n'écoutera rien d'autre.
#ArtCanemConferences
04 janvier 2026

Pourquoi Art'Canem ?

Il est temps de vous raconter "Art'Canem". Ce choix de nom pour ma petite entreprise.
Parce-que c'est vrai, à côté des autres noms, il y'a un contre-pied.

J'aurais pu l'appeler "Good dog", "Chien heureux", "Bien dans ses pattes", "Smart dog".
Mais je trouve ça assez réducteur de penser que le chien est un être heureux quoi qu'il arrive (c'est faux !), qu'il est là pour répondre à toutes nos demandes, réduit à sa seule intelligence.

J'ai toujours pensé que le chien était tout un monde, complexe, riche, intense.
Qu'avant d'agir, il fallait le comprendre.

Art'Canem, c'est :
- l’art du lien
- l’art de lire le vivant
- l’art d’être juste
- l’art d’accepter que le chien ne soit ni un enfant, ni un outil, ni un projet.

Il y'a dans ce nom, des notions importantes à mes yeux dans la compréhension du chien :
Art : le geste, la finesse, la lecture, le savoir-faire
Canem : chien, mais en latin
-> pas le chien "consommable"
-> pas le chien "dressé"
-> pas le chien "parfait" au sens dont la société l'entend.
-> le chien pensé, observé, lu

Réduire le chien à :
"heureux", "équilibré, "intelligent, "coopératif,
c’est le déshumaniser… tout en l’humanisant mal.

Oui, il est tout un monde.
Mais un monde qui ne nous est pas dû.

Je refuse l’idée que le chien :
- existe pour apaiser nos manques
- doive être agréable en toute circonstance pour être accepté
- soit un projet à réussir
- soit un miroir flatteur

Ce n'est pas un nom "ultra vendeur", commercialement intelligent, qui impacte sur les réseaux sociaux.
Je n'ai pas choisi la facilité. J'ai choisi la justesse.
Et je reste persuadée que c'est un message qui mettra du temps à se faire une place.
Mais il finira pas en avoir une vraie.
#ArtCanemConferences
03 janvier 2026

Votre chien est-il entièrement serein ?

Et vous, quand vous rentrez dans une pièce où votre chien dort, ou que vous déplacez dans votre chez-vous, et qu’il dort, continue-t’il de dormir ?

Si ce n’est pas le cas, il se peut que votre chien ne soit pas encore totalement serein. Il peut être entièrement à l’aise avec vous, sans pour autant être totalement sécurisé sur le plan émotionnel.

Ce n’est pas forcément un problème, mais c’est souvent un indicateur intéressant.

Alors ? Chez vous, comment ça se passe ?
Votre chien continue-t-il de dormir… ou se réveille-t-il à chaque mouvement ?
#ArtCanemConferences
#ArtCanemConferences
23 octobre 2025

Aslø et les croissants

Je vais vous raconter une anecdote.
Samedi dernier, j'ai donné une formation sur la communication inter et intraspécifique au club canin de St Georges les Bains. C'était passionnant, mais là n'est pas le sujet.

J'étais accompagnée d'Aslø que je ne présente plus.
Il y'avait des croissants lors de cette formation.
Et alors que je donnais mon cours, certains mangeaient leur croissant. (On écoute mieux quand les besoins sont remplis !)
Et Aslø s'approchait d'eux. Sans demande, sans contact. Possiblement un regard appuyé, tout au plus. Attendant qu'un des croissants soit inopinément et maladroitement lâché, tombant au sol comme une offrande.
L'une de ces personnes a dit "non" à Aslø. (Non à quoi ? Au fait d'attendre sagement ?). Et je lui ai dis "Aslø ne connait pas le "non"".
Cette personne a fini son croissant, et Aslø a changé de rayon, allant vers une autre personne en train d'en manger un.
Et ayant entendu qu'Aslø ne connaissait pas le "non"", elle a tenté un timide "assis". Et je lui ai dis "Aslø ne connait pas le "Assis"", surprise générale.

Et ce jour-là, j'ai apprécié de ne pas avoir appris ces mots là à Aslø, comme à aucun de mes chiens.
J'ai toujours appris à mes chiens à gérer leurs apprentissages seuls, à prendre les bonnes décisions seuls, à adopter les bons comportements seuls. J'étais uniquement là, et je serai toujours uniquement là, pour les accompagner dans leurs autoapprentissages.
Et ne pas leur avoir appris ces "ordres", c'est empêcher aux humains de prendre un contrôle sur mes chiens que moi-même je refuse d'avoir. Un contrôle contrôlant. Sans justification, sans explication, sans aucun sens. Puisqu'Aslø gérait très bien. Elle n'a pas volé, elle n'a pas été insistante, elle attendait juste une pointe de croissant échappant à une mimine fatiguée.

On peut contrôler sans être contrôlant. On peut contrôler en instaurant une collaboration. Et ça semble être un mystère aux yeux des humains étant donné les questions portant sur ce sujet à la fin de la formation. Bien que cela montre une vraie envie de changer vos méthodes et une vraie curiosité d'aller vers plus de respect mutuel.

Nos chiens sont capables de tellement plus que de répondre à des ordres... Laissez-vous vivre, laissez-les vivre, et respirez ensemble.
#ArtCanemConferences
12 avril 2025

Balance droits et devoirs

Vous arriveriez à être heureux si vous aviez plus de devoirs que de droits, vous ? Eh bin c’est ce que de trop nombreuses familles imposent à leur chien. « Ça c’est non ! Ça, non ! Ça aussi, non. Ah oui, et ça : C’EST NON ! ». Et c’est quand que c’est oui ? 🤨 Je ne vais pas m’exprimer quant aux autres animaux de types poissonnus et reptilus parce que comme vous pouvez le voir en lisant ces termes hasardeux : j’y connais rien. 🫣 En revanche, pour les mammifères (celui là de terme, je le connais bien 😎), je peux vous assurer qu’aucun mammifère ne peut être heureux si la balance entre les droits et les devoirs est en déséquilibre. Et s’il y’a bien un animal à qui on impose une vie de devoirs, c’est bien le chien (et le cheval aussi, mais c’est comme les poissonnus : je ne me permettrais pas d’en faire quelconque analyse !). Le chat, on s’y essaye pas : il s’en tape un peu, c’est un effronté, un être libre qui ne se fie qu’à lui. (Selon la légende !). Mais le chien… aaaah le chien… il accepte beaucoup de nous humains (à l’inverse de nous qui n’acceptons pas grand chose de lui). C’est un peu son défaut. C’est un peu ce qui fait qu’aujourd’hui, on ne lui octroie que peu de droits. Sinon celui de ne pas trop nous déranger. Quant à celui qui oserait défier notre autorité -> abandon. Ou pire… 🥺 Enfin. Quand je dis « nous » je généralise l’humain. Not all humans hein ! 🤭 Bref : on recapepete. 🤓 - Canapé : non. - Lit : non. - Salle de bain : non - Toilettes : non - Cuisine : non - Salle à manger : non - Tapis du salon : non - Jouer dedans : non - S’exprimer : non - Aboyer après un passant : non - Ne pas aimer quelqu’un : non - Apprécier sa tranquillité : non - Demander un câlin : non (c’est moi que je décide, parce que c’est moi que je suis le Alpha d’abord !) - Demander de l’attention : non - Regarder la nourriture sur la table : non - Être content de voir sa nourriture arriver : non - Être en détresse émotionnelle : non - Être aux abords de la table à manger : non - S’assoir sur nous parce qu’il a besoin de contact : non - Sautiller de joie avant de sortir : non. - Chasse : non (on s’en fout que ce soit un chien de chasse ! C’est moi que j’décide !) - Protéger en alertant, menaçant : non (comment ça j’ai pris un chien de protection ?!) - Renifler des odeurs : non Etc. 😐 Qui saurait vivre ça au quotidien ? Et si on imposait ça à un humain, ne serait on pas accusé de maltraitances ? À raison ! Alors, revoyez vos priorités. Qu’est ce qui pourrait finalement être acceptable ? Qu’est ce qui pour vous ne sera toujours pas négociable ? Exemple : bon ouais ok… s’il veut être aux abords de la table à manger, finalement ça dérange pas tant. 🤷‍♀️ Mais le lit, ce sera toujours non. 🫥 Et c’est tout à fait compréhensible. Même si chez moi, c’est acceptable 🤗. Parce que nous n’avons pas tous la même vie, les mêmes limites, etc. Mais il va falloir revoir votre balance de façon à la rééquilibrer ! Et si ce n’est pas la seule et unique raison pour laquelle des chiens peuvent être malheureux, ce sera déjà un bon début. 🥰
#ArtCanemConferences
1er septembre 2024

Rassurer son chien

Bon, on va se faire un petit point « rassuration » de son potichien. Parce que j’ai eu 6 bilans dernièrement où ce sujet est ressorti ! Allez. Hop ! Zou ! C’est partite ! Ça, c’est ce qu’on trouve partout sur le Internet et dans les conseils de tonton Gerard qui sait parce qu’il a eu un chien (traumatisé, inhibé et en détresse acquise mais ça il le voyait pas le tonton Gégé !) : « Faut pas rassurer son chien parce que ça lui fait comprendre que il a raison de avoir peur de qu’est ce qui lui fait peur ! ». NAN ! Parce que c’est scientifique et donc non ouvert à quelconque débat : on peut renforcer des comportements ! On ne peut pas renforcer des émotions ! Ne pas rassurer et réconforter votre chien, c’est le laisser macérer dans sa peur, potentiellement lui créer un traumatisme, et lui faire comprendre que vous n’êtes pas tellement là pour lui. C’est vraiment ce que vous voulez lui apprendre ? Arrêtez donc de vous interdire de rassurer votre poipoil qui a une très grosse peur et a besoin de réconfort, de sécurisation, d’être rassuré et enveloppé de votre amour ! Niaisez ! Gagatez ! Ouvrez les vannes de la mièvrerie !!!! \ò/ Parce que l’émotion de la peur vous ne la renforcerez pas, mais vous arriverez à l’apaiser ! 🫶
#ArtCanemConferences